Actualité
Environnement
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Alexandre Marsat (16 septembre 2009) (1) http://www.bordeaux.cemagref.fr/public/rabx/v2/stseurin.htm Photo : Alexandre Marsat |
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Alexandre Marsat (10 septembre 2009) (1) www.greenfix.fr (2) www.rescoll.fr Photo : Alexandre Marsat |
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Photos : Pierre Baudier
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Une zone méconnue, pleine de
surprises
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Une longue migration
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A l’aide d’une machine appelée GreenSeeker, mise au point par le chercheur de l’Inra Jean-Pascal Goutouly, les viticulteurs du Château connaissent avec exactitude l’avancée de la maturation des raisins, grâce à la mesure de la vigueur (croissance végétative) de la vigne. Dominique Forget, directeur du château explique : « Installé sur un tracteur, le GreenSeeker, émet un rayonnement qui est réfléchi par la feuillage de la vigne ». Appuyé d’un GPS et d’un ordinateur, ce système permet de cartographier au mètre près (longueur moyenne de la végétation d’un cep) l’état de la vigueur des rangs de vignes. Si l’on souhaite un important rendement, il faut qu’elle soit très vigoureuse ; mais cette densité de végétation est un élément favorable au développement des parasites… toute la conduite de la vigne est liée à la maîtrise de sa vigueur. Saison après saison, ces mesures permettent alors de réguler les apports d’intrants puis de fixer les dates de récolte. « Ainsi on procède à une vendange de précision ». Les 90 000 bouteilles (2) qui sortent du Château Couhins permettent à tous d’évaluer, en bouche, cette technique innovante. (15 oct 2008)
(1) http://www.chateau-couhins.fr
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« C’est comme le sommeil chez les humains, les huîtres ont des heures où elles sont fermées et d’autres où elles sont ouvertes ; s’il y a perturbation de ce rythme biologique c’est qu’il se passe quelque chose d’anormal. A nous d’apprendre à lire leur comportement pour les utiliser comme sentinelle », explique Jean-Charles Massabuau, responsable du Gema Arcachon qui a aussi muni des bénitiers de cette technologie en Nouvelle-Calédonie pour étudier les éventuels impacts de l’usine d’extraction de minerai Goro Nickel dans le lagon sud. L’équipe de Jean-Charles Massabuau collecte tout au long de la journée pas moins de 1,7 millions de données sur chaque site qui sont transmises automatiquement à minuit à un ordinateur dont les équations mathématiques complexes ont été créées par le mathématicien-statisticien du groupe, Gilles Durieu. Cela permet d’analyser et de comparer automatiquement les mouvements des valves et de voir s’il y a des anormalités dans leur comportement. Ainsi, les chercheurs n’ont pas besoin de se déplacer sur les sites étudiés. Pour en faire profiter toute la communauté scientifique mais aussi les riverains des zones étudiées, l’équipe met en ligne tous les jours les données collectées, sous forme de graphiques. (2) Toute l'électronique a été développée par Pierre Ciret, ingénieur électronicien au CNRS, et par une PME locale, EUKREA Electromatique. Ainsi, il est envisagé de placer ces véritables bio-capteurs dans les passes du bassin d’Arcachon pour prévenir en temps réel de l’arrivée d’algues toxiques. Et, un major pétrolier, qui souhaite prévenir la pollution aux hydrocarbures, a d’ores et déjà pris contact avec le Gema Arcachon. (08 oct 2008)
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Cette machine permet aussi d’économiser le pollen récolté, et donc d'obtenir le nombre de descendants suffisants pour l’analyse génétique. Les croisements réalisés ainsi entre différentes espèces de chênes blancs (chêne pédonculé, sessile et pubescent) ont permis à l’équipe de Guy Roussel d’établir la première carte génétique de cette famille. Cette carte est devenue depuis une référence non seulement pour le chêne, mais aussi pour le châtaignier et le hêtre qui lui sont proches. Elle permet de mesurer la variabilité du génome entre les espèces.
Les lauriers de l'INRA ont été créés en 2006
pour « honorer la créativité, les compétences exceptionnelles que l'on
rencontre à l'INRA, et participent à la promotion des métiers de la
recherche ».
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8500 tonnes de tomates qui rougissent grâce au gaz, la cité landaise de Parentis-en-Born s’apprête à relever ce défi. L’eau chaude et les gaz souffrés issus des forages pétroliers des environs, exploités par la société canadienne Vermillion, permettront de chauffer 17 hectares de serres et pourront aussi produire l’électricité de 1500 foyers. Ce gaz souffré qui n’avait jamais été utilisé, était brûlé par une torchère. Il sera récupéré puis traité dans une usine de cogénération d’où il ressortira en électricité pour chauffer les serres. Les eaux qui remontent à 60 degrés des forages seront exploitées par une pompe à chaleur qui pourra donc chauffer elle-aussi les serres. Initié par la mairie de Parentis, le réseau de producteurs agricoles Odélis et Vermillion, ce projet devrait voir le jour courant 2009 et créera pas moins de 120 emplois. Alors que les factures d’énergies représentent 40% des coûts de production pour les maraîchers, on comprend l’intérêt de cette géothermie pour ce secteur très concurrentiel. Les premières mises en culture (hors-sol) de ces pieds de tomates sont prévues pour novembre 2009. (14 août 2008) |
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Nouvelle victoire pour le repeuplement de l’esturgeon européen. Après l’éclosion des première larves, dont Capsciences.net vous avez parlé l’an dernier, la station Cemagref de Saint-Seurin sur l’Isle, vient d’enregistrer un nouveau succès. Les chercheurs du Cemagref viennent en effet de donner naissance à 100.000 larves d’Ascipenser sturio, soit dix fois plus que la première tentative de reproduction artificielle de 2007. Cette réussite a même permis de valider une nouvelle technique : le recours à du sperme décongelé car de petits lots d’œufs ont été fécondés avec succès par ce procédé. Cette cryoconservation permet d’accroître les possibilités de croisement et de garantir les reproductions futures. Rappelons que l’esturgeon européen est aujourd’hui menacé de disparition alors qu’autrefois ce grand migrateur peuplait les côtes et les rivières de l’Europe de l’Ouest. Victime de l’intensification de sa pêche en mer et en estuaire dès le début du XXème siècle, notamment pour la fabrication de caviar, de la dégradation de la qualité des eaux, de la destruction des frayères et de la construction de barrages, l’espèce a été protégée par la France en 1982 et en 1998 par l’Europe. Aujourd’hui il reste moins de 10 000 individus, originaires uniquement du bassin de la Gironde. Cette réussite est donc une excellente nouvelle pour sa sauvegarde et son repeuplement. Rendez-vous est d’ores et déjà fixé en septembre pour l’alevinage de ces larves. (4 août 2008) |
Photo 1 : Larve d'Acipenser sturio âgée de 15 jours (Photo Cemagref / Borg D.) Photo 2 : Vue rapprochée des larves naissantes (Cemagref / Roqueplo C.) |
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Accusés d’exacerber la crise alimentaire, les agrocarburants sont aujourd’hui remis en question. Cependant, une seconde génération de biocarburant pourrait voir le jour. Les bois, eux aussi, contiennent de la cellulose qui est un polymère de sucres élémentaires et qui, une fois récupérée par hydrolyse, fermentée et distillée, se transforme en bioéthanol. Des recherches initiées en 2005 dans le cadre du pôle de compétitivité « Industries et pin maritime du futur », viennent d’aboutir. Des chercheurs de l’Unité des sciences du bois et des bio polymères et de l’Institut du Pin (Bx I) ainsi que de l’INSA, Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse, ont réussi, avec le soutien d’industries telles que Tembec et Genencor International, à mettre au point un processus performant. « Le besoin était d’éliminer la lignine, polymère présent dans le bois, pour pouvoir accéder à la cellulose sans utiliser les procédés violents et énergivores actuels comme l’acide sulfurique à haute température ou la technique du bois explosé. On a donc mis au point un nouveau procédé : l’hydrolyse de la pâte à papier par les enzymes à basse température. L’intérêt est de pourvoir hydrolyser la cellulose du bois à 100% et, par le biais de la cuisson, de générer l’énergie nécessaire au process sans faire appel à une source extérieure » explique Jean-Claude Pommier, coordinateur du projet. (21 mai 2008) |
Les recherches terminées, une demande a été déposée à l’ADEME pour financer l’étude d’un pilote et engager la fabrication de ce biocarburant dans l’usine Tembec de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). |