Côté sciences s’est baladé le 28 février à Bassens…

La tempête passée, le soleil un peu timide a guidé la trentaine de marcheurs jusqu’en haut du tertre de Panoramis, où Fabien Genovesio nous a présenté toutes les facettes méconnues de la zone d’activités bassenaise. Une façon de découvrir la richesse industrielle de cette zone, son fonctionnement particulier et les spécificités de la cohabitation d’une telle zone d’activité avec les espaces habités de la commune. Il ne manquait que Bernard Vallier, pour nous raconter en détails l’histoire de la construction du port….. mais ce n’est que partie remise !


En route du côté de Séguinaud, pour un parcours insolite, en compagnie de Fabien Genovesio, géographe, urbaniste et chargé de mission développement économique à Bassens, et de Bernard Vallier, de l’association Histoire et Patrimoine de Bassens. Une balade qui nous emmènera à la découverte du parc de Séguinaud, au cœur du « Parc des Coteaux » ; l’occasion aussi de découvrir des chemins et des panoramas méconnus de Bassens, le temps pour nos accompagnateurs de nous livrer les secrets de la zone industrielle et portuaire : sa construction pendant la première guerre mondiale en présence des Américains, son fonctionnement et les activités actuelles, la coexistence avec les zones d’habitat et les enjeux liés à son aménagement….

Les intervenants.

A la rencontre de Bernard Vallier, président de l’association « Histoire et patrimoine de Bassens »

Pouvez-vous nous dire quel est le rôle, mais aussi quels sont les actions de votre association sur la commune de Bassens ?
Histoire et Patrimoine, comme l'indique son nom, cherche à connaître l'Histoire et l'histoire de Bassens. C'est une commune qui possède un riche patrimoine bâti. Pourtant, aucun document n'avait été écrit concernant son passé. Quelques passionnés ont donc créé cette association, et se sont regroupés pour chercher et à communiquer auprès du public le fruit de leurs recherches, de leurs trouvailles..... C’est important pour notre association cette idée que « l’union fait la force » : partager, ajouter les savoirs et les expériences des uns et des autres pour constituer une base de connaissances plus large. Et nous nous inscrivons véritablement dans un mouvement de transmission : expositions, promenades commentées, visites, veillées d'Histoire , ateliers du Patrimoine, autant d’actions que nous organisons souvent en lien avec la mairie, et qui permettent au public de découvrir le patrimoine local. Transmission vers les plus jeunes aussi, puisque nous avons travaillé aussi avec des jeunes bassenais ces dernières années.

Vous êtes donc très friand d’histoire. Est-ce que ça a toujours été le cas, ou bien quelque chose de particulier dans votre vie a déclenché cette vocation ?

Partout où j'ai vécu assez longtemps, c'est-à-dire plus de 4 ans , je me suis intéressé à l'histoire locale. Et voilà où cela m'a conduit : à occuper mon temps libre de retraité par des recherches dans les archives, à écouter les anciens, et les plus jeunes aussi, pour apprendre à bien connaître là où je vis depuis 20ans, BASSENS.

Plus jeune, c’est par le biais de mes deux grands-pères que j’ai contracté le « virus » de la collectionnite aigüe (je suis un collectionneur fou !) : je les écoutais raconter leurs souvenirs de la première guerre mondiale, je les voyais aussi se préparer pour la célébration de l'Armistice du 11 novembre. De là est née ma passion pour cette période de l’histoire.

Et sur le parcours du dimanche 28 février ?

Le circuit nous permettra d’évoquer la présence de certains chateaux et domaines importants de la commune, et depuis le haut du tertre de Panoramis nous reviendrons sur la construction de la zone portuaire au moment de la première guerre mondiale et sur le rôle joué par les Américains à ce moment là.



A la rencontre de Fabien Genovesio, Chargé de développement économique à la Ville de Bassens

Docteur en géographie ? Urbaniste ? Chargé du développement économique

En effet, j’exerce aujourd’hui plusieurs métiers à la fois ! Pour la Ville de Bassens, je suis chargé de mission au développement économique de la ville. Par ailleurs, je suis urbaniste dans un cabinet d’études, et j’enseigne aussi la géographie et l’aménagement à l’Université de Bordeaux 3 et à l’Université du temps libre d’Aquitaine. Un emploi du temps chargé !

Cela dit ma formation de base est bien l’aménagement du territoire. C’est véritablement le lien entre les Hommes et l’espace qui m’intéresse et qui guide mon parcours professionnel :  la possibilité de pouvoir influer sur la géographie des territoires, de travailler au quotidien pour améliorer le cadre et la qualité de vie, dans le souci d’être au service des territoires et de l’intérêt général.

Comment estes-vous devenu docteur en géographie ?
Je pense déjà que le premier pas important s’est tenu à l’occasion de mes premières recherches, alors que j’étais en Licence de Géographie : j’ai étudié l’aménagement et la mise en valeur de littoral atlantique, et plus particulièrement de ses milieux sensibles (cordon bordier, dunes, forêts et étangs). Ce travail m’a passionné et déjà cette première géographie de terrain m’a démontré le rôle et l’intérêt de l’aménagement de l’espace dans la gestion et la mise en valeur, mais également dans la protection de milieux sensibles.

Ensuite, j’ai continué à travailler sur cette relation entre environnement et aménagement des territoires, notamment tout au long de ma thèse où je me suis plus particulièrement intéressé au territoire de la presqu’île médocaine

Et dimanche, sur quoi sera basée votre intervention ?

Mon intervention sera axée sur l’identification de la zone industrialo-portuaire depuis le coteau, la présentation de ses caractéristiques et spécificités (zone portuaire et industrielle). Nous verrons aussi ensemble son fonctionnement, l’identification des activités présentes, son rôle dans l’économie locale, ainsi que les nécessaires coexistences avec la zone habitée et les enjeux liés à son aménagement…


Recommander cette page à un ami.