A
la rencontre de Franck Taboury, animateur environnement au sein de
l’association Cistude Nature…
Franck,
quel est votre rôle au sein de l’association Cistude Nature ?
Mon
travail consiste à réaliser des animations et à mener des projets pédagogiques
avec les écoles, organiser des sorties de découverte de la faune et de la
flore locale pour le grand public. De plus j’interviens sur les programmes
d’études mis en place par l’association en tant que technicien. C'est-à -dire
que je réalise des inventaires faunistique et floristique sur des zones
favorables ou non à la présence des espèces recherchées.
Y a-t-il
eu un événement déclencheur qui vous aurait prédestiné à exercer cette
profession ?
Il n’y a
pas vraiment eu de faits particuliers que l’on pourrait considérer comme
élément déclencheur. En fait, c’est plutôt une suite logique. J’ai toujours
été plus ou moins en relation, ou du moins, à proximité de la nature. J’ai
passé toute mon enfance à la campagne. J’ai aussi travaillé dans un collège,
où l’une de mes missions était d’amener les enfants à découvrir la nature qui
se trouvait autour de chez eux. Tout ça m’a conduit à passer un BEATEP
d’Animateur Nature et à travailler aujourd’hui en rapport direct avec la
nature.
Et
concernant la balade du dimanche 31 janvier, sur quoi portera votre
intervention ?
Au
cours de cette balade, nous allons traverser le domaine de la Burthe en
longeant La Jacotte, un petit ruisseau, qui va nous conduire près de deux
lavoirs qui se trouvent en contrebas du coteau. Nous pourrons ainsi échanger
autour de ces lieux qui sont des composants de zones humides, découvrir la
faune et la flore qui les composent, et comprendre différents écosystèmes de
ces milieux. Le mardi 2 février se trouve justement être la journée mondiale
des zones humides, donc profitons en !
…
et de Didier Corade, Président de l’association « Mémoires de Floirac ».
Didier,
quelles sont les missions de l’association « Mémoires de Floirac » ?
Le
but de l’association est de mettre en valeur le patrimoine floiracais. Notre
rôle est donc de collecter des objets, des photos, des écrits, mais aussi des
paroles d’habitants, des histoires qui ont un lien avec la Ville de Floirac.
Nous faisons aussi des recherches au niveau des archives et nous confrontons
ces résultats avec les objets que nous avons sauvegardés afin de délivrer aux
Floiracais des informations véridiques sur l’histoire de leur ville. Nous
transcrivons toutes ces informations sous forme de panneaux d’exposition, de
promenades ou d’articles de journaux.
Pourquoi
avoir créé une association il y a six ans ?
La
recherche d’éléments retraçant l’évolution de Floirac, et l’envie de garder
une trace de l’histoire de cette ville sont bien plus vieilles que ça… Déjà ,
lorsque j’avais 12 ou 13 ans, j’ai commencé par prendre des photos de certains
lieux et bâtiments de Floirac. Aujourd’hui, ces endroits ont disparu, ou bien
leur environnement a tellement évolué qu’on ne les reconnaît presque plus.
Pour ma part, j’ai toujours aimé tout ce qui est ancien, vieux meubles,
vieilles pierres… C’est ainsi que dès le milieu des années 70, j’ai commencé Ã
conserver différentes choses anciennes qui étaient destinées à la décharge.
Mais il n’y a pas que moi ! Monsieur Rattier, qui a écrit des livres sur
Floirac, a récupéré beaucoup de documents anciens bien avant que je ne m’y
intéresse. La création de l’association il y a six ans a été une façon
d’officialiser notre travail et de mettre en valeur tout ce que nous avions
conservé.
De quoi
nous parlerez-vous dimanche 31 janvier ?
En
parallèle du regard naturaliste de Franck, nous évoquerons ensemble l’histoire
de la Jacotte, ce petit ruisseau qui traverse le domaine de la Burthe. Où
prend-elle sa source ? Où se jette-t-elle ? Nous évoquerons le rôle qu’elle a
pu avoir auparavant pour la commune, mais aussi celui qu’elle a aujourd’hui.
Nous verrons enfin que son tracé actuel ne correspond pas tout à fait à son
lit d’origine, et que cette évolution est due à la main de l’Homme…