Dernière balade de la saison.
  Et justement : Balade ou ballade ???… c’est vrai que cet après-midi du 30 mai, nous nous ouvrirons à une découverte sensorielle du parc Palmer, en faisant la part belle aux sons et à l’écoute. Et en compagnie de nos deux intervenantes, nous partirons à la découverte d’un environnement que l’on entend tous les jours, mais qu’on n’écoute que trop peu.

Alors rendez-vous dimanche prochain (n’oubliez pas de vous inscrire, il reste encore quelques places) ou dès aujourd’hui sur le site de Côté sciences pour en savoir plus sur le programme et découvrir Sandie Vendome, plasticienne sonore, et Catherine Semidor, docteur es sciences physiques et enseignante à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux.
La balade du 30 mai fut organisée en collaboration avec l’association Musiques de Nuit.

A la rencontre de ...


Sandie Vendôme, plasticienne sonore.

Sandie, comment êtes-vous devenue « plasticienne sonore » ?
Durant mes études aux Beaux-arts, j’ai pratiqué différents média : peinture, photo, découpage… C’est ensuite que le son s’est imposé à moi. C’est ce qui m’a permis de trouver mes marques quand je me suis installée à Bordeaux : les sons du voisinage, de la rue, du quartier…Je n’avais pas en tête « d’images-repères » de cette ville, mais ses sons m’ont portés, ils ont rythmés mes journées, habités mon appartement, stimulés mes pensées et petit à petit, je me suis calé au diapason. Les sons c’est du mouvement, c’est du vivant, rien n’est figé. Ainsi, j’ai commencé à enregistrer autour de moi….
C’est cette dimension sonore quotidienne que j’aime transmettre dans les ateliers que je développe au sein de l’association Nouvelles Traverses, et qui est à la base de ma pratique personnelle.

Justement, pouvez vous nous expliquer les missions de votre association ?
Je travaille eneffet pour l’association Nouvelles Traverses où je conçois et anime des ateliers dans des écoles primaires, maternelles et collèges. Je réalise aussi des interventions auprès du public adulte et d’adolescents en difficulté scolaire pour permettre une approche plus créative de la connaissance. J’y propose une approche sensible de l’environnement, par la création sonore et autres pratiques plastiques.
Par exemple, cette année j’ai fabriqué des objets sonores (avec beaucoup de récupération) pour un jardin d’école ; avec les enfants nous les avons finalisés et mis en place ; ils s’y amusent beaucoup et plus c’est simple, mieux ça marche. Par exemple : le téléphone du jardin : un gros tuyau de chantier, qui serpente d’un endroit à un autre du jardin, les enfants ne se voient pas mais peuvent s’entendre et se parler.
D’autre part, je passe du temps à des recherches plus personnelles : je créé des objets et bandes-sons, des créations qui parlent aussi de notre manière d’habiter le monde.

Dimanche prochain, nous serons sur le parc Palmer à Cenon. Quelles surprises sonores avez-vous prévues ?
Je vais proposer au public de se promener sur une partie du parc, sans les yeux, de marcher deux par deux en aveugle. La perception change totalement. Je souhaite justement aborder la perception de l’environnement par le sensible, les sens. Et partager, avec le public, l’expérience que j’ai eue ces dernières années en travaillant avec le son, cette chose si volatile. Je leur ferai aussi écouter des enregistrements du parc captés de 6 h du matin à 15 h, pour que chacun puisse sentir « le fond de l’air ».

Catherine SEMIDOR, docteur es sciences physiques et enseignante à l’ENSAP Bordeaux.
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